Arras : 100 000 € de la Région pour deux terrains sportifs au lieu de 180 000 €

Un homme en costume et cravate, portant des lunettes, parle en gestuant devant un ordinateur portable lors d'une séance plénière.

Le lundi 5 octobre 2026, le conseil régional des Hauts-de-France a adopté à l'unanimité une délibération qui aide 33 projets d'équipements sportifs, pour un total de 4,5 millions d'euros.

À Arras, la Ville veut créer deux terrains de football synthétique sur le terrain Péguy, au cœur du quartier prioritaire Bonnettes-Saint Pol-Baudimont, à proximité immédiate du collège Péguy et du lycée Jacques-Le-Caron. Elle avait demandé 180 000 euros à la Région ; elle en reçoit 100 000.

  • un terrain de football à 8, homologué et éclairé (60,5 m sur 45,3 m)
  • un terrain de football à 5 (30 m sur 20 m)
  • des équipements en accès libre (futnet, teqball)

Le projet coûte 809 551,69 euros hors taxes. Son plan de financement comptait sur 180 000 euros de la Région, avec 120 000 euros du Département, 272 640,69 euros de la dotation politique de la ville, 75 000 euros de Sainte-Catherine et 161 911 euros de la Ville d'Arras : il y manque donc 80 000 euros, et la délibération ne dit pas qui les apportera. Les terrains serviront au collège, au lycée, à l'Olympique Arras Football et à Sainte-Catherine, deux soirs par semaine et le samedi matin. La fin des travaux est prévue le 31 octobre 2026.

Lors des explications de vote, le conseiller régional insoumis Benoit Tirmarche a dit avoir classé lui-même les 33 projets avec les quatre critères du règlement régional : le taux d'équipement de l'intercommunalité, la mutualisation, la dynamique REV3 (la « troisième révolution industrielle » de la Région) et l'avis d'un comité d'experts. Dans son classement, le projet d'Arras arrive dernier, 33e sur 33.

Pour lui, aucun de ces critères ne tient compte des quartiers populaires, de l'accès libre ou du sport féminin. Il a proposé d'en ajouter quatre au prochain règlement : la présence d'un quartier prioritaire, l'accès libre et gratuit à l'équipement, la tarification sociale le cas échéant et la place faite aux femmes et aux filles. Son groupe a néanmoins voté la délibération.

Pour comparaison, selon le même intervenant :

  • 4 projets de padel, un tennis et un mini-golf : 770 000 euros, « pour des pratiques souvent payantes »

Les chiffres du projet viennent de la délibération n° 2026.01006, publiée le 9 octobre ; les propos de la séance, d'une transcription automatique, non certifiée, de la vidéo.

Avez-vous déjà utilisé un terrain sportif près de votre quartier ?

Commentaires