
Un résultat peut en cacher un autre. Dans le contrôle sanitaire du 30 mars 2026 à Wailly, la chloridazone affiche « < 0,005 µg/L ». Mais son dérivé, la chloridazone desphényl, atteint 0,207 µg/L, pour une limite de qualité de 0,1 µg/L.
Soit 2,07 fois la limite de qualité pour ce dérivé. La molécule d’origine et son produit de transformation sont deux paramètres différents : lire seulement le résultat du premier laisserait passer le dépassement du second.
La conclusion officielle déclare ce prélèvement non conforme pour la chloridazone desphényl, tout en précisant que l’eau est propre à la consommation humaine, la concentration restant inférieure aux valeurs sanitaires. Elle annonce un contrôle renforcé. Le dépassement réglementaire n’équivaut donc pas à une interdiction de boire l’eau.
Et le contrôle suivant ? Celui du 13 mai 2026 est conforme pour les paramètres mesurés, mais aucun résultat de chloridazone desphényl n’y figure dans les données publiées. Il ne permet pas, à lui seul, de conclure que ce dépassement a disparu.
📅 Il s’agit d’un sujet tiré des analyses de mars et mai, vérifiées le 6 septembre 2026, pas d’une nouvelle alerte ni d’un constat sur l’eau distribuée aujourd’hui. La mention « < 0,005 » ne prouve pas une absence totale de chloridazone.
💬 Aviez-vous déjà remarqué que les produits de transformation des pesticides ont leurs propres lignes dans les analyses d’eau ?

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