Arras, 1968 : Robespierre refusé ? alors… Vidocq !

Trois personnes peignent un grand panneau rouge portant le nom Robespierre sur les marches d'un bâtiment, avec des affiches murales et un dossier annoté Vidocq au premier plan.
Image IA

Le lycée Robespierre d’Arras porte aujourd’hui un nom familier. Mais son baptême fut tout sauf tranquille.

Dans un témoignage publié par l’ARBR, Jack Herreyre raconte avoir proposé dès novembre 1967 que le lycée de garçons prenne le nom de Robespierre. L’idée aurait suscité des réticences jusque dans l’administration.

Le proviseur lui aurait lancé : « Donner le nom d’un guillotiné à un lycée qui se trouve déjà avenue des Fusillés ! »

Puis, face à une tentative de le convaincre de choisir un autre nom, Herreyre répondit avec provocation que, si Robespierre était refusé, son choix se porterait sur Vidocq, autre célébrité arrageoise… mais pour des raisons bien différentes.

Le plus savoureux arrive en mai 1968 : les lycéens formèrent un comité d’action, l’appelèrent « Comité d’action du lycée Robespierre » et inscrivirent eux-mêmes le nom de l’Incorruptible sur le perron de l’établissement.

La procédure officielle suivit ensuite son cours. D’après ce récit, le conseil municipal d’Arras donna un avis favorable le 22 avril 1968, puis un arrêté préfectoral du 15 novembre 1969 attribua finalement au lycée le nom de Robespierre.

La question croustillante : sans cette réplique sur Vidocq et le coup d’éclat des élèves, le lycée porterait-il aujourd’hui le même nom ?

⚠️ Restons précis : Vidocq fut évoqué comme une réponse provocatrice, pas comme un nom officiellement soumis ou retenu. Le document consulté est un témoignage rétrospectif publié dans le bulletin de l’ARBR ; il ne reproduit pas l’arrêté préfectoral ni les procès-verbaux administratifs cités.

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