
Le contrôle sanitaire réalisé à Acq le 17 mars 2026 affiche un chiffre spectaculaire :
- chloridazone desphényl : 1,050 µg/L ;
- limite de qualité : 0,1 µg/L.
Soit 10,5 fois la limite réglementaire.
Le même prélèvement, qui comportait 301 paramètres, relève aussi :
- 0,267 µg/L de chloridazone méthyl desphényl, pour une limite de 0,1 ;
- 0,109 µg/L de chlorothalonil R417888, pour une limite de 0,1 ;
- un total des pesticides de 1,492 µg/L, pour une limite de 0,5.
Pourtant, la conclusion officielle précise que les concentrations concernées restent inférieures aux valeurs sanitaires et que l’eau demeure propre à la consommation humaine. Elle classe néanmoins le prélèvement non conforme et annonce un contrôle renforcé.
Comment est-ce possible ? Parce que la limite de 0,1 µg/L appliquée aux pesticides et à leurs métabolites pertinents est une limite de qualité fixée dans une logique de précaution : elle n’est pas, à elle seule, un seuil toxicologique. Pour la chloridazone desphényl, l’Anses a retenu une valeur sanitaire maximale de 11 µg/L, tout en demandant des actions de remédiation diligentes lorsque la limite de qualité est dépassée.
👉 Le bon résumé n’est donc ni « aucun problème », ni « dix fois plus dangereux » : non conforme, surveillé, mais officiellement consommable au vu des valeurs sanitaires.
Habitants d’Acq : connaissiez-vous la différence entre limite de qualité et valeur sanitaire ?

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