1783 : Robespierre défendait… le paratonnerre !

Un homme en costume d'époque, vu de dos, présente un dessin de paratonnerre à une assemblée, devant une fenêtre montrant un orage.
Image IA

Bien avant la Révolution, le jeune avocat arrageois Maximilien Robespierre s’est fait remarquer dans une affaire que l’on croirait sortie d’un roman : la défense d’un paratonnerre.

En 1782, Antoine Buissart, avocat et homme de science d’Arras, défendait déjà l’installation de ces appareils. Dans une lettre, il expliquait agir pour « la défense d’un citoyen généreux dont la cause est celle du public » et souhaitait que leur usage devienne plus général.

Buissart confia ensuite à Robespierre la défense de M. de Vissery et lui fournit les arguments scientifiques nécessaires. En juin 1783, dans sa plaidoirie, Robespierre célébra Benjamin Franklin et soutint que, lorsqu’on bâtissait une maison, l’emplacement du paratonnerre devait faire partie des premières préoccupations.

À une époque où les phénomènes électriques effrayaient encore une partie du public, celui qui deviendrait « l’Incorruptible » plaidait donc du côté de la science et d’une invention aujourd’hui parfaitement banale.

La question croustillante : combien d’Arrageois savent que l’une des premières causes célèbres de Robespierre concernait un paratonnerre ?

⚠️ Restons précis : les documents consultés établissent la lettre de Buissart, la plaidoirie de juin 1783 et le rôle de Robespierre dans la défense de M. de Vissery. Ils ne reproduisent toutefois pas l’intégralité du dossier judiciaire ni son jugement final ; cette publication ne prétend donc pas reconstituer tout le procès.

Commentaires