
Le contrôle sanitaire du 22 avril 2026 affiche deux chiffres qui semblent impossibles à première vue :
- Chlorothalonil R471811 : 0,480 µg/L ;
- Total des pesticides analysés : 0,295 µg/L.
Comment une molécule peut-elle être mesurée à 0,480 alors que le « total » n’est que de 0,295 ?
Parce que ce total n’additionne plus automatiquement tout ce qui est mesuré. Après une nouvelle expertise, l’Anses a classé le R471811 comme métabolite non pertinent pour les eaux destinées à la consommation humaine en avril 2024. Le référentiel national prévoit depuis de l’exclure de la somme réglementaire des pesticides.
Pour ces métabolites non pertinents, le ministère indique une valeur indicative de 0,9 µg/L. Le résultat de Marœuil, 0,480 µg/L, reste sous cette valeur.
Mais attention : le prélèvement de 2026 est tout de même classé non conforme, pour une autre molécule. La chloridazone desphényl a été mesurée à 0,139 µg/L, au-dessus de sa limite de qualité de 0,1 µg/L. La conclusion officielle précise néanmoins que l’eau reste propre à la consommation humaine et annonce un contrôle renforcé.
Le changement de règle se voit aussi dans l’historique : le 19 février 2024, avant la reclassification, un résultat R471811 de seulement 0,112 µg/L avait été désigné comme motif de non-conformité à Marœuil.
👉 Ce n’est donc ni une faute d’addition, ni la preuve que la mesure a disparu : c’est la conséquence visible d’un changement de classement scientifique et réglementaire.
Habitants de Marœuil : connaissiez-vous cette subtilité dans les résultats de l’eau potable ?

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